Lundi 25 novembre, François Courant, diplômé de la promotion 2001 du MRIAE, a de nouveau franchi le seuil de la mythique salle F601. Actuellement en poste au Quai d’Orsay en tant que chef du bureau des concours et des examens professionnels, il est venu présenter les concours de recrutement du Quai d’Orsay aux étudiants et Alumni du MRIAE.

A sa sortie du Magistère, François Courant a effectué un Volontariat international en Italie, d’abord deux ans à l’Ambassade de France à Rome, puis deux autres années dans une organisation internationale. Fort de son expérience italienne, il est ensuite rentré en France avec l’objectif de passer les concours du Quai d’Orsay, se préparant notamment à l’aide des publications de la Documentation Française.

Diplomate depuis 2008, après sa réussite au concours du Quai d’Orsay, François Courant a été notamment chef de Cabinet de l’Ambassadeur de France à Londres, conseiller politique durant trois ans à Moscou, et conseiller à la direction Russie à Paris.

Les concours du Quai d’Orsay

Ils se distinguent entre les concours de Catégorie A, et les concours de Catégorie B. Les premiers recrutent des cadres et des experts, les seconds principalement des agents consulaires. Les concours de catégorie A se divisent également entre les concours de cadre Général, et ceux de cadre d’Orient, puis entre les concours ce Secrétaire et ceux de Conseiller. Les concours de Conseiller en externe peuvent être passés à trois reprises, ceux de Secrétaire n’ont pas limite de tentatives.

Cadre Général : seul le concours de Secrétaire des Affaires étrangères est accessible, les postes de Conseiller des Affaires Étrangères étant réservés aux diplômés de l’ENA.

Cadre d’Orient : il est possible de passer à la fois le concours de Secrétaire (catégorie A), et celui de Conseiller (catégorie A+). Les candidats doivent alors choisir une section géographique et une langue y correspondant (Europe orientale et Asie centrale, Asie méridionale et Extrême-Orient, Maghreb, Moyen-Orient, Afrique).

Les épreuves écrites :

On retrouve dans les différents concours des épreuves portant sur l’évolution générale politique, économique, sociale et culturelle du monde contemporain, des épreuves de droit public, ou de questions internationales, d’économie, d’anglais (composition sur une question d’actualité et version), de deuxième langue étrangère (composition sur une question d’actualité et version en allemand, espagnol, italien ou portugais pour le Cadre Général).

NB : toute note inférieure à 10 en langues est éliminatoire.

Les épreuves orales :

Les épreuves portent là encore sur le droit public, l’économie, les questions internationales. On retrouve également deux épreuves éliminatoires de langues.
L’épreuve la plus importante en termes de coefficient consiste en un entretien avec un jury ; l’objectif pour ce dernier est alors d’apprécier les qualités d’adaptation du candidat, d’évaluer si le candidat est susceptible d’être un bon collègue, et s’il est fait pour la vie de diplomate.

Chiffres et idées reçues :

Contrairement à ce que la majorité des étudiants et Alumni présents s’imaginaient, les concours du Quai d’Orsay comptent, au fil des années, de moins en moins de candidats, pour un nombre de postes en général stable. De plus, une part importante des inscrits ne se présentent pas au concours, et 30 % à 40 % des présents sont éliminés en raison de notes insuffisantes aux épreuves de langues. Cela permet de remettre en perspective le nombre apparemment élevé de candidats.

C’est sur ces conclusions encourageantes que François Courant a incité les étudiants et Alumni à passer les concours de Secrétaire des Affaires Étrangères dès que possible, afin de se faire une meilleure idée des attentes du jury, rappelant que les inscriptions se font en général en mars. Une fois admis aux concours, les diplomates occupent obligatoirement un poste à Paris, avant de pouvoir éventuellement choisir un poste à l’étranger. Après avoir occupé deux postes à l’étranger, un diplomate doit obligatoirement choisir un poste à Paris. Les missions sont rémunérées en fonction de leur éloignement et des zones dans lesquelles elles sont effectuées (en fonction de leur dangerosité notamment) : faciles, moyennes, difficiles. Ces spécificités ont enfin amené François Courant à rappeler que la carrière de diplomate est, plus qu’un choix de métier, un choix de vie.

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