Pour ce nouvel apéro-thématique, les étudiants et alumni du MRIAE ont eu le plaisir de pouvoir accueillir Paul Coustère (issu de la première promotion du Magistère) qui est actuellement directeur adjoint de l’IIPE (Institut International de Planification de l’Éducation), organe affilié à l’UNESCO.

 

Ses débuts : entre penchant pour l’économie de l’éducation et fort tropisme africain

Normalien de la rue d’Ulm et agrégé de Sciences économiques et sociales, Paul Coustère débute sa carrière en tant qu’économiste de l’éducation. Il met ses connaissances économétriques au profit de la conception et de l’analyse d’enquêtes par échantillonnage sur les résultats de l’apprentissage.

Après être passé par Washington DC en tant que consultant pour la Banque mondiale, Paul passe 5 ans à Dakar, où il travaille comme chef du Programme d’Analyses des Systèmes Éducatifs (PASEC). Il s’occupait alors d’informer sur l’évolution des performances des systèmes éducatifs dans le but d’améliorer les politiques éducatives en vigueur. Fort de cette expérience, il entre en 2000 au ministère français des Affaires Étrangères (MAE), au sein duquel il occupe la fonction de chef du bureau de l’éducation de base et de l’alphabétisation.

Les années suivantes, Paul alterne entre des postes à l’Agence Française de Développement (AFD) et au MAE, période durant laquelle il occupe un rôle important dans le suivi des présidences françaises du G8 (2002-2003) et du G20 (2011).

 

Le travail à l’IIPE, organe d’aide à la gestion des systèmes éducatifs 

Depuis 2015, Paul Coustère est directeur adjoint de l’IIPE, organe créé par l’UNESCO en 1963. Au début des années 2000 déjà, il a mené des délibérations avec l’UNESCO dans le but de créer le Pôle de Dakar, qui est aujourd’hui un des deux bureaux régionaux de l’IIPE. Cet organe s’occupe avant tout de la coopération dans le domaine de l’éducation, à travers un appui technique octroyé aux pays qui le demandent.

Les projets de l’IIPE identifient les approches pouvant être adoptées par les planificateurs dans le but d’améliorer l’équité, l’accès et la qualité des systèmes éducatifs. Le mode d’action de l’organe onusien est strictement lié au domaine du conseil : il s’agit d’accompagner le développement éducatif des pays à travers des propositions en matière de politiques publiques d’éducation.

 

Du bilatéralisme au multilatéralisme : un changement de vision

Selon Paul Coustère, travailler au sein d’un organe onusien est un réel avantage dans la mesure où il existe une certaine connivence et une certaine confiance liant ceux qui y opèrent. De plus, les partenaires internationaux se fient plus facilement à des instances comme l’ONU, ce qui est un atout non négligeable quand il s’agit de trouver des financements extérieurs.

De tels avantages ont en partie poussé Paul à quitter le bilatéralisme français pour rejoindre le multilatéralisme. En effet, la bulle onusienne lui permet d’aller à la rencontre directe des dirigeants et de travailler dans le monde entier, que ce soit à Dakar, à Buenos Aires ou à Washington DC. L’attirance de Paul pour le multilatéralisme s’explique aussi par le fait qu’il aspirait à quelque chose de plus universel et de plus conforme à ses croyances, dans la mesure où il partage les valeurs de l’ONU.

 

Nous remercions grandement Paul Coustère d’avoir pris le temps de nous faire part de son parcours et ses expériences !

 

L’ADEA

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